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Amour et vérité

Je sors de l’écriture de mes articles habituels pour vous parler de deux œuvres absolument magnifiques pour lesquelles j’ai eu un gros coup de foudre.

J’ai étudié beaucoup d’œuvres lors de mes études en histoire de l’art et je dois dire que Jean-Léon Gérome fait parti de mes peintres favoris. Né le 11 mai 1824, il est un des principaux représentant de la peinture académique et devient un artiste français très célèbre de son vivant. Sans le savoir, tout le monde à déjà vu au moins une de ses toiles. Dans cet article, j’aimerai donc vous parler de deux œuvres qui m’ont particulièrement touchées…

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Pygmalion et Galatée

Pygmalion et Galatée, Jean-Léon Gérome, 1890

Lorsque j’ai découvert cette peinture pour la première fois, je suis totalement tombée amoureuse !  Pygmalion et Galatée est une toile peinte par Jean-Léon Gérome en 1890, et sa puissance est loin de me laisser indifférente.

Issue de la mythologie grecque, le peintre représente la légende de Pygmalion qui tombe amoureux de sa propre sculpture. Entendue par la déesse de l’amour Aphrodite, cette dernière va donner vie à la création du sculpteur. Dans le tableau, la transformation de Galatée est tout simplement sublime et extrêmement bien réalisée. Le haut de son corps prend vie alors que ses jambes sont encore en pierre.

Derrière eux, se trouve cupidon qui s’apprête à lancer sa flèche pour un amour éternel. Posés autour, différents objets qui composent l’atelier de l’artiste, tels que les masques de théâtre grecque, un bouclier, une peinture et des sculptures.  

Passionnée par cette légende, le peintre fera une autre version du tableau de face ainsi qu’une sculpture des deux amants.

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La Vérité sortant du puits

La Vérité sortant du Puits, Jean-Léon Gérome, 1896

Plusieurs théories sont avancées pour expliquer le tableau sur la Vérité de Jean-Léon Gérome, peint en 1896. Déjà choqué par l’arrivée de l’impressionnisme en 1874, le peintre ne comprend pas du tout ce nouveau mouvement trop moderne qui met en retrait l’art académique. Il tente, entre autre, d’empêcher le legs de tableaux par le peintre Caillebotte à l’état, qui permis aux impressionnismes de pouvoir enfin exposer dans les musées nationaux. Mais en vain. Puis en 1894, l’affaire Dreyfus éclate. Le peintre est persuadé de l’innocence du Capitaine Dreyfus comme beaucoup d’autres artistes à l’époque. Cet enchaînement de déceptions face à la justice ainsi que l’amour qu’il porte à son art vont donc le pousser à peindre La Vérité sortant du Puits, une allégorie à la vérité.

Il représente la femme nue, symbole de pureté, qui, la bouche ouverte, sort d’un puits en s’avançant vers nous comme pour nous dire quelque chose: la vérité. Le puits représente le mensonge, le côté obscur et la noirceur. Il prendra comme modèle le puits de l’hôtel de Cluny à Paris.

Elle tient un fouet, ce qui est peu banal puisque dans la plupart des allégories de la vérité, la femme va plutôt tenir un flambeau ou un miroir.
Ici, le peintre montre une femme avec un visage dérangeant, horrifié voir glacial. C’est totalement l’état d’esprit dans lequel il se trouve à ce moment-là.

Son œuvre ressemble énormément au tableau d’Edouard Debat-Ponsan, réalisé également pour la défense de Dreyfus.

Il gardera ce tableau jusqu’à la fin de sa vie. On raconte que la toile était accrochée au-dessus de son lit de mort et que ces derniers mots furent encore une fois pour dénoncer « cette vérité ».  Aujourd’hui, on peut la voir au musée Anne-de-Beaujeu en Auvergne.

Je trouve que l’amour et la vérité sont représentés avec justesse dans ces deux tableaux. Le peintre a su retransmettre une émotion intense avec des symboles forts. La beauté et la finesse de la peinture la rend encore plus fantastique. Je suis totalement sous le charme et maintient qu’elles restent mes coups de cœur dans l’histoire de l’art ! J’attends maintenant de pouvoir les admirer de mes propres yeux !

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